• Improvisation poétique - à partir de Joseph Vernet

    La tour sonnait la huitième Heure.

    Les hommes ramaient avec vigueur.

    La jeune fille penchée de sa fenêtre, 

    Observait de loin, dans l'ombre,

    A l'assaut de rivages sombres,

    Où parfois l'on voit des êtres,

    Les fées de la brume dévoiler leurs limbes

    Au dessus des eaux.

    Non loin des bateaux,

    Guidés par l'empereur et sa nimbe,

     

    Et sur la terre, auprès du feu,

    Là où sanglotent les femmes,

    S'élève des chant langoureux

    D'amour et de drame

    Leurs espoirs brulés 

    Elle laisse partir au large 

    Leurs amants embarqués 

    Sous le dernier rayon du soleil

    a travers les nuages qu'il balaye.

     

    Peut être feront-ils naufrage 

    Ou alors affronteront tempêtes et orages ?

    Priant un dieu d'un adieu touchant,

    Enveloppés d'ombres au couchant,  

    Afin revoir leurs femmes et leurs filles

    Sans que celles-ci aient besoin de passer sous la faucille

    Les hommes partent en mer .

    Les femmes meurent sur terre .

     

    Et la jeune fille ferme ses yeux

    Le menton sur son balcon

    Déjà avalées par les lieux

    Recouvertes des mains de charbon 

    attirée vers le sommeil formel

    au dessus de la falaise, dans le phare, sentinelle .

     

     


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