• Poésie d'archive

    Retrouvez ici tout les anciens poèmes publiés par les poètes et les poétesses de ce blog 

  • Wouuuuh. Ca fait un an et dix jours que je n'ai pas posté un poème. Je suis une vilaine fille...

    Bon, aujourd'hui, un poème écrit hier - par un brusque tremblement de ma plume rouillé. J'vous préviens, il est très Halloween. (Enfin pas tant que ça : il est mon Halloween.) Breeef.

     

    Jack

     

    Train, train vide et effrayant
    Sous ses doigts glacés
    Mince barrière au vent
    Plume et lèvres gercées
    Prisonnier du temps

    Nouveau Jack O'Lantern, il erre
    Libre et seul, ivre et mort
    Enfer et Paradis refusés, traînant dans l'hiver
    Maudit à jamais, victime sans remords

    Les enfants rient sur son passage
    Déguisé et mal maquillé
    Il titube, ivre de rage
    Seul alcool qu'il ait retrouvé

    Le transsibérien roule de gare en gare
    Les âmes montent pour redescendre
    Même pour la mort, il est trop tard
    Sur son corps réduit en cendres
    Le diable crache — son cauchemar

    Ivrogne et délaissé, fantôme sans présence
    Personne ne le pleurera devant la fosse commune
    Hué des enfants, mendiant sans croyance
    Il recherche en vain sa compagne d'infortune


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  • Un nouveau poème sans beaucoup de sens. Vous trouverez ce que vous voulez dedans. Écrit sur un coup de tristesse et de colère parce que j'en avais ras-le-bol.

     

    Il pleut dans mon cœur,

    Il vente dans ta tombe,

     

    Il neige en mon cœur,

    Il vente en ta tombe,

     

    Il y a de l'orage dans l'air.

    Indélébile, tu restes ici,

    Et moi, je pleure.

     

    La larme coule sur le papier

    Larme d'espoir pour me rappeler

    À l'ordre.

     

    " Tout est éphémère ",

    " Le réconfort n'existe pas "

    " Ta peur ne s'effacera jamais "

    " Tes larmes couleront toujours "

     

    Toutes ces phrases qu'on dit pour détruire

    Les gens, les museler,

    Leur interdire la différence.

     

    Et même quand c'est pour protéger

     

    " Regarde-toi, bon sang !"

    " Montre au monde que tu es fière "

     

    Les fichues phrases de tes parents,

    Qui n'ont pas pensé que tu n'étais pas fière,

    Juste en rage et différente.

     

    Et même si ça n'a aucun sens,

    Et même si ça sert à rien

     

    Je déteste l'air glacé qui me pénètre à ces moments,

    Et je hais le monde, dans ces instant

     

    Préjugés, stéréotypes, idées reçues et refus de la différence

    Pourquoi montrer au monde qu'on est fier

    Si on étouffe à l'intérieur ?

     

    Oui, j'étais vraiment en colère et très pessimiste à cet instant...

     

    ©Nienor


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  • Petit poème, écrit il y a maintenant six mois, je pense.

     

    Vivre de ton sourire

     

    Avoir l'impression

    De ne vivre que par moments

    De n'exister qu'à certains instants

    Vivre d'un moment de passion

    S'en souvenir toute sa vie

    Pour qu'il illumine les moments de tristesse

    Et de mélancolie.

    Vivre de ton sourire,

    Ou d'un unique moment de plaisir.

     

    Des avis ?

     


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  • La jeune fille est assise sur un rocher
    Stylo en main
    Elle n’écrit pas
    Seulement
    En attente
    A l’écoute
    Du souffle du vent

     

    Une petite brise se lève
    Joyeuse
    Légère
    Innocente et naïve
    Souffle le vent

     

    Elle lui apporte
    Les rires des enfants
    Leurs rêves
    Elle est comme eux
    Douce.
    Pure.
    Souffle le vent

     

    Et puis
    Une rafale
    Puissante
    Renversante
    Porteuse d’espoirs déchus
    De rêves irréalisés
    De nostalgie
    Grave
    Solennelle
    Souffle le vent

     

    Vent de sagesse
    Régulier
    Long
    Vent de mots
    D’expériences
    De détachement
    Souffle le vent

     

    Rafales saccadées
    Incertaines
    Vent d’errance
    De recherches
    De questionnements
    Souffle le vent

     

    Vent qui fouette
    Qui repousse
    Indomptable
    Vent de violence
    Ephémère
    Et dévastateur
    Souffle le vent

     

    Vents de liberté
    Tous différents
    Murmures de vérité
    Ils apportent
    Les souvenirs
    Les sentiments
    Les envies
    Des gens
    Souffle le vent

     

    Pas besoin
    D’écouter la radio
    Il suffit
    De se laisser emporter par lui
    Loin
    Très loin
    Par delà les frontières
    Souffle le vent

     

    Se laisser emporter
    Se laisser posséder
    Par le vent
    N’opposer
    Aucune résistance
    Attendre
    De sortir de son corps
    Pour ne faire qu’un avec lui
    Souffle le vent

     

    Furtif
    Libre
    Signe d’espérance
    Souffle le ven


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  • Bonjour... Voici un poème écrit sur un coup de tête.
    Le voici :

    FUGUE

    Entends-tu en toi hurler la cascade ?
    C’est la longue histoire d’une cavalcade
    Sens-tu battre dans ton cœur ton destin ?
    C’est la longue histoire d’une fugue sans fin

    Je n’ai pu plus longtemps restée enchaînée
    Au sommet de la falaise sur laquelle je criais
    Celle de la détresse qui liait mes poignets
    Secouée des embruns de la mer déchaînée

    J’ai couru tout le jour, et la nuit arrivant
    Je n’ai pu me résoudre à abandonner ce pourquoi
    Je cherchais dans le noir en tâtonnant
    Une sortie au labyrinthe des émois

    Je cherche en moi
    Ce qui n’est plus là

    J’ai trouvé un autre moyen de franchir
    Les torrents et les flux de souvenirs
    Chevauché jusqu’à perdre haleine
    Dans les forêts, dans les bois et dans les plaines

    A l’aube naissante j’ai franchi
    Main dans la main avec ma solitude
    Les frontières de l’inconnu indécis
    Monter, monter en altitude

    Je cherche en moi
    Ce qui n’est plus là

    Alors j’ai été emportée dans le typhon
    De la mort, de la vie et de l’irraison
    Simple façon de remettre les pieds sur terre
    Simple façon de descendre aux enfers

    Dans les ténèbres infinis j’ai trouvé l’issue
    La lumière, et un monde moins déchu
    Le voyage d’une vie et d’un cœur brisé
    Vient par ces mots de s’achever

    Entends-tu en toi hurler la cascade ?
    C’est la longue histoire d’une cavalcade
    Sens-tu battre dans ton cœur ton destin ?
    C’est la longue histoire d’une fugue sans fin


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  • Que le temps passe vite,

    Hier il venait de naître,

    Aujourd'hui, il est déjà grand,

    Ça fais tellement longtemps que je ne l'ai pas vu,

    Il me manque un peu, j'aimerais bien le revoir,

    Pour pouvoir le voir grandir de jours en jours ...

    Je retournerais le voir, bientôt.

    Je ne veux pas qu'il soit trop grand, 

    Que je puisse encore le porter et que je le reconnaisse encore.

    Qu'il apprenne mon prénom et que lui aussi me reconnaisse.

    Qu'il reconnaisse sa marraine de coeur,

    Moi. 

     

    Pour mon filleul adoré ♥


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