• Bonjour bonjour !
    Un poème sur un thème qui me tient à cœur car très présent…

    GAME OVER

    Il n’est plus qu’un fantôme aux yeux rougis
    Il n’est plus qu’un reflet de nuits d’insomnie
    Il est toujours quelque part ailleurs
    Sa vie est marquée par un Game over

    Un jour il s’approche d’une étrange contrée
    Se prend aux merveilles de ce monde inconnu
    Mais peut-il vraiment savoir qu’il deviendra déchu
    Par cet écran qui l’a émerveillé ?

    Le lendemain il hausse les épaules
    Se dit qu’en retournant là-bas
    Il ne fait pas plus de mal que ça
    Que ce n’est qu’un moyen de trouver un autre rôle

    Le troisième jour il retourne à nouveau
    Fuit le temps, le meuble, l’occupe à sa guise
    Fuit la réalité, les soucis, trouve une autre mise
    Dans un jeu qui lui paraît terriblement beau

    Le quatrième il ne peut plus tenir
    Derrière son écran il va trouver
    Réconfort et joie qu’il trouve mérités
    Et s’enfuit avec lui tout ces souvenirs

    Le cinquième il se rue sur sa console
    Il ne peut s’arrêter même si il le veut
    Il a l’impression d’exaucer tout ses vœux
    Par l’intermédiaire de jeux, véritables camisoles

    La nuit son esprit est tourmenté
    Il ne pense qu’à sa seule façon
    D’échapper au réel, sa seule addiction
    Il veut encore et encore jouer

    Alors il se lève et retourne dans ce monde
    Cette prison attirante auquel il ne peut plus
    Échapper, sortir, vivre sans abus
    Il ne sait pas qu’il entre dans un cercle immonde

    Chaque jour chaque nuit malgré sa lutte
    Il se plante derrière l’écran maudit
    Dans un cercle vicieux et infini
    De plus en plus profondément il chute

    Alors il dit adieu à toute sa vie
    Au passé au présent et à l’avenir
    Il n’existe plus que pour rétrécir
    Rétrécir dans des jeux qui le ramollit

    Il ne peut plus arracher ses yeux
    D’autre part que sur un écran
    Alors, âme errante vagabond errant
    Sans but sans vie sans vœu

    Il n’est plus qu’un fantôme aux yeux rougis
    Il n’est plus qu’un reflet de nuits d’insomnie
    Il est toujours quelque part ailleurs
    Sa vie est marquée par un Game over


    1 commentaire
  • Minuit, une heure, deux heures, meurs...

     

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  • Voilà un poème sans titre écrit il y a quelques temps, vers le milieu de la nuit.

     

    Dehors, la nuit est noire

     

    La lueur de ma lampe éclaire mon écriture jais

     

    Le silence est maître de ce soir

     

    L'obscurité est mon palais

     

     

     

    Je trace ces mots, solitaire

     

    Mon cœur, mon encre, ma feuille, je m'éveille

     

    Je m'évade enfin, quitte la lumière

     

    J'écris dans l'Ombre, mère sans pareil

     

     

     

    Alors que tout le monde dort

     

    Je m'éveille pour mon heure

     

    Ma plume me rend plus fort

     

    Elle m'éloigne de la peur

     

     

     

    Ma journée est passée dans l'ennui

     

    Marcher au pas, suivre les autres

     

    Ce soir je sors de ma léthargie

     

    Mon cœur n'est plus vôtre

     

     

     

    Alors que l'obscurité pèse sur certains

     

    Elle me décharge d'un fardeau

     

    Ne plus devoir paraître sans fin

     

    Libère, desserre l'étau

     

     

     

    Seule, dans la nuit profonde

     

    Je me sens à ma place

     

    Mais le séjour est trop court au royaume des ombres

     

    La lumière reviendra, hélas

     

     

     

     

     


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  • Un petit texte que j'ai imaginé lorsque je n'arrivais pas à dormir.
    "Elle", ce n'est pas moi. C'est quelqu'un que j'ai inventé. Voilà.
    Bonne lecture ;-)

    La nuit est noire.
    Elle est allongée sur son lit, les yeux sur le plafond, la tête dans la galaxie.
    Elle est invisible au sommeil. Le marchand de sable ne parvient pas à la vaincre. Le trésor de Morphée glisse sur ses paupières comme une goutte de rosée sur une feuille. Et il n'existe plus. N'a jamais existé.
    Les oreilles grandes ouvertes, elle voit les rayons de lune zigzaguer dans sa chambre, labyrinthe obscur aux jeux d'ombre et de lumière.
     Les yeux grands ouverts, elle entend le bruit des conversations, le soupir paisible de la nuit. Le claquement d'une porte, quelque part dans la rue. Le bourdonnement sourd d'une moto, loin, très loin. La pulsation régulière d'une musique mise à fond, indiquant que les voisins font la fête.
    La fête. Elle a soudain envie de se lever, d'enfiler ses vêtements posés au pied de son lit, de quitter doucement la maison. D'aller se déhancher toute la nuit, danser jusqu'à ce que son corps crie grâce, que la sueur la noit, que ses yeux se ferment, que ses muscles crient pitié...
    Elle soupire. Se retourne. Se colle contre le mur qui n'est pas froid, qui n'arrive pas à atténuer son irrépressible envie de bouger. Son regard parcourt les angles brumeux des murs, ignore le réveil qui, posé sur la commode, affiche une heure qu'elle n'a pas envie de savoir...
    Se braque immédiatement sur la porte qui vient de s'ouvrir, pour laisser entrer sa mère.
    Celle qui vient d'arriver s’assied sur le lit de celle qui est censée dormir, s'étonne que ce ne soit pas encore le cas. Sa fille lui répond que ce sont ses pensées qui l'empêche de dormir. Qu'elles fourmillent, fourmillent par milliers.
    Sa mère entreprend alors de lui expliquer qu'elle doit "faire le vide", "ne plus penser". Et elle repart, comme un rêve. Comme une ombre.
    Une fois seule, elle essaie de faire le vide. De ne plus penser.
    Elle se heurte à un mur. Un mur d'envies, de faiblesse et de force, un mur de rire et de larmes, de souvenirs et d'oubli.
    Bâillement.
    Bâillement ?
    Est-ce bien elle qui vient de bailler ?
    Nouveau bâillement, qui semble lui assurer que c'est bien elle.
    Elle se retourne une dernière fois. S'étonne de sentir la fatigue remonter en une chape qui achève de la déstabiliser. Une chape immense.
    Elle l'englobe, ne fait plus qu'une avec elle.
    Elle ravage le mur. Il n'existe plus. Il n'a jamais existé.
    Puis... plus rien.
    Elle s'est endormie. Enfin.


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  • Je respire un grand coup.

    - "Action !"

    Je me lève de mon lit, pose ma main sur la fenêtre et regarde par celui-ci en réfléchissant, il pleut. Derrière moi, une radio fait passer "Les sirènes" des Fréro Delavega. Ça me fait sourire, j'adore cette musique.

    - "Coupez ! Julie, tu ne dois pas sourire ! Bon allez, on recommence, tu es prête ?"

    Je m'assois sur le lit.

    -"C'est bon !

    -Ok, moteur, ... ACTION !"

    Je recommence la scène, avec plus de prudence que la dernière fois, mais me prends les pieds dans un des fils du son et tomba par terre !

    - "Ça va ?! s'écrièrent toute l'équipe technique.

    - Oui oui, ça va dis je en me relevant.

    - On recommence. Moteur ... action !"

    Je refais la scène, mais dehors, un scooter passa à toute vitesse.

    - "Coupez, un scooter est passé !"

    Et c'est reparti !

    Une fois devant la fenêtre, je fais mine d'être triste. Une petite fille que je regardait s'approcha de la fenêtre et sourit pour me redonner le sourire. Je lui rends son sourire, ouvre la fenêtre et lui dit :

    - "Ne t'inquiète pas, je ne suis pas triste, on fais juste un film."

    La petite sourit à nouveau et s'en va en courant chez elle. Je me retourne, la réalisatrice dit :

    - "Coupez, on la garde, c'est trop mignon."

    Je regarde à nouveau par la fenêtre, il ne pleut plus.

     


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  • Bonjour à tous.
    Pour le poème qui va suivre, j'aimerai, non, je voudrai que vous preniez le temps de le lire et de le commenter. C'est très important, je vous explique pourquoi.
    D'abord, cet assez long poème m'a prit la moitié du temps qu'il me faut pour en écrire un plus court. Une vague m'a happé, vague de détresse et d'espoir, vague d'inspiration. Je me suis laissée ensorcelée, envoûtée. Contrairement à ce qu'on peut croire, ce poème n'est ni ciselé ni travaillé.
    Ensuite parce que j'ai enfin atteint ce que je cherchais. Ce poème est mon préféré de tout ceux que j'ai écrit, j'ai ressenti une sorte d'accomplissement en l'écrivant.
    A vous de le lire et de le commenter. Je le répète, je tiens à avoir vos avis.

    TANT QUE NOUS SOMMES HUMAINS

    Est-ce ce cri des âmes
    Est-ce cet appel aux armes
    Est-ce la mort que la nuit enivre
    Ou le simple fait de vivre ?

    Est-ce la douleur des guerres
    Est-ce les larmes amères
    Est-ce les enfants tués, exploités
    Ou le simple fait d'exister ?

    Si les humains s'appellent ainsi
    C'est qu'ils ont un cœur et des oreilles, à ce qu'on dit
    Un cœur pour aimer, des oreilles pour écouter
    Quand cesseront-ils de faire semblant d'en posséder ?

    Tant que nous sommes humains,
    En quelque sorte
    Que ce soit en mal ou en bien
    Peu importe.

    Est-ce les forêts défrichées
    Est-ce les animaux massacrés
    Est-ce les montagnes rasées
    Ou le simple fait de respirer ?

    Est-ce la Terre polluée
    Est-ce la Terre réchauffée
    Est-ce la Terre dégradée
    Ou le simple fait d'étouffer ?

    Si les humains s'appellent ainsi,
    C'est qu'ils ont de l'humanité et du courage, à ce qu'on dit
    De l'humanité pour regretter, du courage pour recréer
    Quand cesseront-ils de faire semblant d'en posséder ?

    Tant que nous sommes humains,
    Faisons ce qu'ils nous plaît
    Quant à un lendemain
    Aux autres d'espérer


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