• ( je sais vraiment pas donner des titres ...)

    Parfois, on a cette étrange impression que la vie est étrange.
    On s'interroge, on se réevalue, on s'estime ou on se dévalorise, on en profite pour faire le bilan de ce qui nous entoure. Alors on pense, on s'écrit des lignes et des lignes d'impulsions nerveuses qu'on envoit directement comme nos déclarations d'impots au service biologique admnisitratif en charge. Juin, juillet, août, septembre, octobre, ça y est le rapport est bloqué, les indices fixés, les comptes vérifiés, Vous pouvez publier ! 
    Lentement le rapport s'imprime en direction, sans détour et par colis-express, de notre mémoire, avec la conscience en copie dans la boucle. "Pschritttt", doit on attendre qu'il n'y ait plus de papier pour déposer le bilan avec les restes d'encre de la mécanique déjà usée ?
     Pourquoi est-ce que l'on s'écoute ? Comment sait-on à qui l'on doit confier la partition de notre monde ? Qui choisi de devoirs écouter les morceaux éparses de notre grande symphonie ?  A-t-on le droit d'être fatigué de jouer ? Le multipolaire orchestre du monde émet pourtant en continu, les lueurs des sons désunis vacillent les unes après les autres comme les branches d'une grande multinationale. La généalogie des pauvres échardes de bois qui composent notre corps, et qui, comme le bois des instrument se travaillent avec le temps, révèle à elle seule la composition chimique de notre inconstante diversité. 

    Est-ce réellement bizarre, au fond, de se demander si l'on aimerais pas parfois sauter dans les flammes ? Après tout la combustion est une réaction chimique. Il n'y a alors qu'à regarder le poétique mouvement du vent dans les cendres ou l'alléchante chaleur d'un feu de camp lorsque l'on se perd dans notre nuit noire. Les fragments de notre mémoires étalées sur le sol comme autant de cristaux de vers brisés, que l'on s'applique toujours à ramasser comme les sel dans les bassins d'un marais salant, ou la poussière pelle et balayette en main, poussent quelques uns à empoigner le clavier de leurs machines à écrire. Et dans un corps à corps perpétuel, au mouvements syntaxiques semblables à publier sur l’arrêt de mort de nombreux arbres, nombres infini de glyphes du langage. 


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :