• Ecrire la tristesse- portrait numéro 1

    N'hesitez pas à vous lancer "Why her not me" de Grace Carter en fond sonore 

     

    Vous connaisez le bruit d'un ciel bleu ? Mais attention, celui d'un vrai ciel bleu, sans l'interférence des nuages. Non ? Un petit effort, vous avez forcement déjà connu une telle journée, chaleur de plomb, oiseaux qui chantent, couleurs lumineuses et reluisantes. Vous avez déjà connu une journée comme ça ... Et bien moi j'en étais là, dans la poursuite de mon existence, par une journée bienheureuse, suspendue dans les airs comme une poussière d'étoile brillant dans le ciel. Je revais, place des patriarches, contemplant les deux trois arbres qui peuplaient ce coin de Paris, assise dans les escaliers qui menent au gymnase et au parking. Manteau sous le bras, des dégats du temps changeant du début de l'automne, et petite laine sur les épaules, j'écoutait le vent m'apporter l'odeur de Jasmin du Mavromatis et le bruit sourd de la vie étudiante alentours. La place d'habitude animée, par la compagnie d'éboueurs qui venait y prendre sa pause, par les clients du café d'en face, par les voyageurs sordides du monde du travail qui allaient au métro, par les ouvriers responsable des travaux de voiries ou les touristes venus admirer la rue Mouffetard, était silencieuse et de marbre. Les vitraux de l'église voisine projetaient leurs lumières coloré sur l'asphalte, et les longues bandes blanches des passges piétons étaient autant de barreaux qui me séparaient du reste du monde. J'étais seule. Poursuivant la longue course ralentie de ma vie. Mon long manteau à moitié sous mon bras et à moitié posé en travers, sur mes jambes, en cachait une partie, sa couleur bordeau, ou peut-être prune, s'opposaient délicatement au mailles noires de mon pull et au fils noirs de mon pantalon. Dessus, émergeant timidement entre mes deux avant-bras dont les extrémités étaient adjointes, gisait mon téléphone, las, fatigué et dont l'illusion ne faisait plus effet. Mes cheveux en bataille, comme toujours, cernait de leurs impondérant frisottis mon visage triste et l'écrin rosé de mes paupière laissait passer au goutte à goutte la rage bouillante, la honte, l'humiliation et la colère silencieuse dans un profond rugissement de douleur. Cette fine pluie martelait doucement la surface plastique de mon manteau impermeabilisé...

     


  • Commentaires

    1
    Lundi 8 Octobre à 21:30

    *-*

    Gg mon grand

      • Lundi 8 Octobre à 22:53

        thanks mister ! ça s'arrête trop brutalement j'ajouterais une suite ...

      • Lundi 8 Octobre à 23:53

        C'est pas plus mal de finir avec le sentiment d'inachevé

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